Hommage à la fougue et la fantaisie de Haydn pour ce programme printanier, où l’Orchestre résonne dans le plus pur style classique.

Dans l’océan de symphonies qu’il a composées, Haydn aimait de temps à autres leur donner un petit nom. Tantôt « Horloge », « Surprise » ou « Le Maître d’école », ces surnoms étaient autant de preuves de la fantaisie du « Papa » de la symphonie classique. Ici, « L’ours » fait référence à un passage qui évoque un ours déguisé, et dansant au son de l’orchestre. Moins excentrique, mais tout aussi virtuose, le concerto pour violoncelle est un vrai chef-d’œuvre que les musiciens adorent jouer, et particulièrement Florent Audibert, notre violoncelle solo. La passion transpire de chacun des traits, dans un dialogue virevoltant avec l’orchestre. Et puis, comment ne pas jouer Mozart, petit frère spirituel de Haydn ? Voilà les amis éternels de nouveau réunis, dans ce programme tout en élégance et en fantaisie.

Au cœur de l’été, les musiciens de l’Orchestre viennent rencontrer le public dans des lieux insolites de la région.

Et pour profiter de la balade, ils ne proposent pas un, mais bien deux programmes très différents, réunis par la joie de jouer ensemble, hors des sentiers battus. Dans le premier, pendant que vents et percussions font l’école buissonnière, les cordes entrent dans la danse, au rythme fervents de l’Europe de l’Est. Pour le second, c’est l’orchestre entier qui dessine un triangle magique dans le ciel d’été : Mozart, son ami Haydn et Felix Mendelssohn, un autre prodige à fleur de peau. Les deux programmes sont traversés par une belle énergie, célébrant la jeunesse éternelle de notre art, et la joie invincible qui s’empare de nous quand les beaux jours reviennent. Deux concerts pour la propager, la partager et la faire vivre dans des lieux emblématiques de la région, au plus près des publics. Alors, on va se promener ?

Un récital pour découvrir l’excellence et la richesse de la scène lyrique africaine.

La Chapelle Corneille accueille pour une soirée de fête les lauréats des Grandes voix lyriques d’Afrique, concours organisé par l’association Africa Lyric’s Opera qui soutient la richesse, la diversité et l’excellence des voix africaines. Célébrons l’art lyrique sans frontières et l’ouverture aux horizons nouveaux d’un genre qui ne demande qu’à être ce qu’il a toujours été : riche de son métissage et des méridiens qui le traversent. Un concert pour découvrir les talents de demain et rendre hommage à la vitalité d’un continent qui a tant à offrir.

Pierre Dumoussaud s’attèle à un mythe fascinant, qui a passionné bien des artistes avant lui : celui de Faust, dans la version qu’en a fait Berlioz, avec un plateau de chanteurs spécialistes du répertoire français.

De Goethe à Gérard de Nerval, l’histoire de cette Damnation de Faust est aussi celle d’une relecture, d’un choix qui place le récit au rang de mythe mis en musique. Dans la plus pure tradition de l’oratorio sacré, Berlioz crée une œuvre où la mise en espace et l’univers visuel de Guillaume Marmin renforcent sa puissante évocatrice, riche de couleurs, de rythmiques et de mélodies qui marquent le style français de l’époque. Le chœur y occupe une place prépondérante, incarnant tour à tour démons, villageois ou créatures fantastiques en tout genre. Autant de figures mouvantes qui brouillent les frontières entre le réel et l’imaginaire, comme dans toutes les bonnes histoires…

Porté par la voix aérienne de Fredrika Stahl, le jazz-pop suédois prend une ampleur inédite grâce à des arrangements pour orchestre.

Présentée au début de sa carrière comme une « petite sœur » de Lisa Ekdahl, la chanteuse suédoise a pris son envol en explorant son propre univers, à la frontière entre le jazz et la pop. Elle y révèle une voix fascinante au timbre enchanteur, douce et éthérée. Habituée à jouer avec l’univers lyrique, Fredrika Stahl transcende son répertoire en lui offrant ces arrangements inédits pour orchestre. Une rencontre audacieuse entre l’intime et le grandiose pour un concert hors du temps.

Dans ce petit bijou de drôlerie orné d’airs brillants et de cabalettes virtuoses, Don Pasquale, campé par un Alexandre Duhamel qui fait son retour à Rouen après un Vaisseau Fantôme mémorable, est le dindon de la farce.

Son âge, ses désirs et son caractère sont l’objet de toutes les moqueries, pendant que sa fortune et son pouvoir attirent, au contraire, toutes les convoitises. Dans cette mise en scène délicieusement sucrée, le vieil homme prend l’allure d’un magnat de la finance, trônant au sommet de son building mégalomaniaque, tandis que la jeune Norina, femme de ménage ambitieuse, poursuit ses rêves américains avec malice. À la baguette, un chef fin connaisseur du répertoire lyrique italien et du bel canto saura rendre toute la fougue et le panache que la musique de Donizetti appelle.

Et si la musique savante avait commencé dans les villages ? Ce concert rend hommage à l’âme populaire de l’Europe centrale, de la Hongrie à la Bohème.

Sous les archets d’un orchestre à cordes, trois grands compositeurs révèlent leur amour du folklore. Brahms ouvre le bal avec ses Danses hongroises, véritables bijoux de virtuosité et d’élégance, inspirées de mélodies tziganes croisées à Vienne. Avec Bartók, c’est une autre approche : collectées sur le terrain en Transylvanie, ses Danses roumaines traduisent un travail d’ethnologue autant que de styliste musical. Ici, les rythmes claquent et les modes populaires remplacent l’harmonie classique. Puis, avec Dvořák, la fougue laisse place à la tendresse : sa Sérénade pour cordes, traversée de lyrisme et d’émotion, déploie une écriture où la musique populaire devient poésie. Trois manières de faire chanter les peuples, trois regards sur un demi-siècle de tradition recomposée.

Pic d’humour new-yorkais mis en mots et en musique par le génial Stephen Sondheim, Company dresse un portrait doucement ironique de l’amour et du mariage.

Une jeune femme perd les pédales le jour de son mariage. Un couple tente de raviver la flamme en s’inscrivant à un cours de karaté, pendant qu’un autre se sépare sans crier gare. Tous sont les amis de Bobby, éternel insatisfait qu’ils tentent de convaincre des bienfaits du mariage. Le génie de Stephen Sondheim réside dans ce décalage permanent entre la noblesse des sentiments et la réalité du quotidien, le cynisme de façade cachant une véritable interrogation : à quoi sert l’amour ? Avec la finesse de ses mots et l’inventivité sans cesse renouvelée de sa musique, Stephen Sondheim produit le meilleur du « musical » new-yorkais, qui donne autant à rire qu’à réfléchir.

Et si l’on redécouvrait les grands airs d’opéra… sans chanteurs ? Transcrits pour quintette à vent, ces chefs-d’œuvre révèlent une autre voix.

Imaginez la tension dramatique de Don Giovanni, l’humour des Noces de Figaro, ou l’éclat des Carmen et Arlésienne… portés non plus par des chanteurs, mais par cinq instruments à vent de l’Ensemble de l’Opéra Normandie Rouen. Ce programme singulier vous invite à écouter autrement des airs que vous croyez connaître : dans cette version réduite mais expressive, les mélodies retrouvent leur fraîcheur, leurs dynamiques, leur théâtralité brute. Mozart, Bizet, Verdi : leurs chefs-d’œuvre lyriques sont ici rejoués comme des miniatures pleines d’élan. En contrepoint, Le Tombeau de Couperin de Ravel, œuvre non lyrique mais hommage raffiné au baroque français, clôt le concert sur une note d’élégance introspective. Une plongée dans l’opéra sans voix… mais pas sans émotions.

En adaptant l’histoire de Macbeth dans une de ses partitions les plus audacieuses, Verdi fait naître un cocktail explosif. Une association du génie théâtral de Shakespeare et du drame à l’italienne, sur une musique incandescente.

Le poison de la jalousie, la soif de pouvoir et la tentation meurtrière s’insinuent dans les esprits tourmentés, distillés par des sorcières dont le seul horizon est la chute du royaume d’Écosse. Pour cet opéra vénéneux, Ambre Kahan file une métaphore ô combien parlante, à l’image de son univers puissamment évocateur. La nature y envahit peu à peu l’espace, recouvrant ses droits à mesure que la paranoïa et le remords rongent les protagonistes. La vérité triomphera finalement, quand la lande écossaise et sa forteresse rocailleuse auront retrouvé leur pureté, et les époux Macbeth lavé leur crime dans leur propre sang.

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Accessibilité

L’Opéra accessible
L’Opéra Orchestre Normandie Rouen met tout en œuvre pour encourager et faciliter la venue des personnes en situation de handicap. Une tarification adaptée, des dispositifs d’accompagnement spécifiques et des lieux accessibles permettent une découverte de la saison dans les meilleures conditions.

Des lieux adaptés
Le Théâtre des Arts (entrée rue du docteur Rambert) et la Chapelle Corneille sont équipés de rampes d’accès et d’ascenseurs. Des emplacements spécifiques sont réservés aux personnes à mobilité réduite et leurs accompagnateurs. Voir la carte d’accès.

Des tarifs adaptés
Une tarification adaptée permet un meilleur accueil des personnes en situation de handicap. En savoir plus.

Audiodescription
Certaines représentations sont audiodécrites en partenariat avec Accès Culture. En amont de ces rendez-vous, nous proposons une visite tactile des décors et des costumes avec l’équipe artistique. Le jour du spectacle, le programme de salle est disponible en caractères agrandis et en braille. En savoir plus.

Loupes
Disponibles sur simple demande au vestiaire.

Gilets vibrants
Pour ressentir pleinement les vibrations d’un opéra, d’un concert ou d’un spectacle de danse, l’Opéra de Rouen Normandie met à disposition des gilets SUBPAC pour certains spectacles sur réservation. En savoir plus.

Boucles magnétiques
Des boucles magnétiques individuelles sont disponibles sur simple demande et permettent une amplification sonore des spectacles pour les personnes bénéficiant d’une assistance auditive avec position T.

Réservation SMS
Les personnes présentant une déficience auditive peuvent réserver leurs places et leurs gilets vibrants par SMS au 07 81 15 36 09.

Séances Relax
Ces représentations proposent un dispositif d’accueil inclusif et bienveillant, pour faciliter la venue au spectacle de personnes dont le handicap peut entraîner des comportements inhabituels ou imprévisibles. En savoir plus.

Surtitrage
Un surtitrage en français est proposé pour tous les opéras.

Parcours de découverte
En lien avec la programmation, ils sont proposés aux personnes présentant une déficience intellectuelle.

Séances en LSF
Certaines représentations sont traduites en Langue des Signes Française. En savoir plus.

Pour tout renseignement ou réservation, nous vous invitons à nous contacter :
Angélina Prévost – Chargée des actions culturelles
07 81 15 36 09
angelinaprevost@oonr.fr

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