Véritable opéra participatif pour les habitants de la Région, Push célèbre le millénaire de Guillaume le Conquérant.
Et, comme un symbole, c’est à Hastings que l’œuvre a été créé ! Près de mille ans après le règne du plus célèbre des Normands, les deux rives de la Manche se retrouvent autour d’un projet pacifique, ouvert et original dans sa forme. Autour des artistes professionnels, chanteurs et instrumentistes de l’Opéra Normandie Rouen, le théâtre de Caen accueille des habitants de la région, adultes et scolaires, pour interpréter l’œuvre de Howard Moody. Cet opéra d’un genre nouveau, porté par un collectif hybride, tend un pont entre l’époque médiévale et la Seconde Guerre mondiale. Il raconte la vie d’un jeune normand déporté, poussé par sa mère hors du train en marche, pour le sauver de la mort qu’elle, en revanche, connaîtra dès son arrivée à Auschwitz. L’Histoire de la Normandie se révèle ainsi, à la fois tendre et dramatique.
Toute la puissance de la musique contemporaine s’exprime dans ce programme en dialogue, échos et résonnances…
Les sirènes d’Oliver Leith sont « mielleuses, perlant en petites goutes de douceur », des mots de l’auteur lui-même. Elles glissent sur l’archet de bas en haut et de haut en bas, comme pour apaiser l’angoisse du monde moderne. Et dans ce concert, elles trouvent toute leur place à côté de l’œuvre de Max Eidinoff. Le compositeur décrit une humanité esseulée par la technologie, enfermée derrière son écran de lumière, comme le mirage d’une vie riche et heureuse, sans quitter son salon. La chambre d’écho est là, dans la musique même, qui reproduit les sons étouffés du dehors, déformés par l’illusion du « tout savoir ». Heureusement, pour célébrer le lien entre les êtres, Pascal Dusapin intervient avec ses deux œuvres en hommage à chacun de ses maîtres de musique : Iannis Xenakis et Edgard Varèse, dont l’écho persiste encore dans les Musiques d’aujourd’hui.
Hommage à la fougue et la fantaisie de Haydn pour ce programme printanier, où l’Orchestre résonne dans le plus pur style classique.
Dans l’océan de symphonies qu’il a composées, Haydn aimait de temps à autres leur donner un petit nom. Tantôt « Horloge », « Surprise » ou « Le Maître d’école », ces surnoms étaient autant de preuves de la fantaisie du « Papa » de la symphonie classique. Ici, « L’ours » fait référence à un passage qui évoque un ours déguisé, et dansant au son de l’orchestre. Moins excentrique, mais tout aussi virtuose, le concerto pour violoncelle est un vrai chef-d’œuvre que les musiciens adorent jouer, et particulièrement Florent Audibert, notre violoncelle solo. La passion transpire de chacun des traits, dans un dialogue virevoltant avec l’orchestre. Et puis, comment ne pas jouer Mozart, petit frère spirituel de Haydn ? Voilà les amis éternels de nouveau réunis, dans ce programme tout en élégance et en fantaisie.
Au cœur de l’été, les musiciens de l’Orchestre viennent rencontrer le public dans des lieux insolites de la région.
Et pour profiter de la balade, ils ne proposent pas un, mais bien deux programmes très différents, réunis par la joie de jouer ensemble, hors des sentiers battus. Dans le premier, pendant que vents et percussions font l’école buissonnière, les cordes entrent dans la danse, au rythme fervents de l’Europe de l’Est. Pour le second, c’est l’orchestre entier qui dessine un triangle magique dans le ciel d’été : Mozart, son ami Haydn et Felix Mendelssohn, un autre prodige à fleur de peau. Les deux programmes sont traversés par une belle énergie, célébrant la jeunesse éternelle de notre art, et la joie invincible qui s’empare de nous quand les beaux jours reviennent. Deux concerts pour la propager, la partager et la faire vivre dans des lieux emblématiques de la région, au plus près des publics. Alors, on va se promener ?
Un récital pour découvrir l’excellence et la richesse de la scène lyrique africaine.
La Chapelle Corneille accueille pour une soirée de fête les lauréats des Grandes voix lyriques d’Afrique, concours organisé par l’association Africa Lyric’s Opera qui soutient la richesse, la diversité et l’excellence des voix africaines. Célébrons l’art lyrique sans frontières et l’ouverture aux horizons nouveaux d’un genre qui ne demande qu’à être ce qu’il a toujours été : riche de son métissage et des méridiens qui le traversent. Un concert pour découvrir les talents de demain et rendre hommage à la vitalité d’un continent qui a tant à offrir.
Et si l’on redécouvrait les grands airs d’opéra… sans chanteurs ? Transcrits pour quintette à vent, ces chefs-d’œuvre révèlent une autre voix.
Imaginez la tension dramatique de Don Giovanni, l’humour des Noces de Figaro, ou l’éclat des Carmen et Arlésienne… portés non plus par des chanteurs, mais par cinq instruments à vent de l’Ensemble de l’Opéra Normandie Rouen. Ce programme singulier vous invite à écouter autrement des airs que vous croyez connaître : dans cette version réduite mais expressive, les mélodies retrouvent leur fraîcheur, leurs dynamiques, leur théâtralité brute. Mozart, Bizet, Verdi : leurs chefs-d’œuvre lyriques sont ici rejoués comme des miniatures pleines d’élan. En contrepoint, Le Tombeau de Couperin de Ravel, œuvre non lyrique mais hommage raffiné au baroque français, clôt le concert sur une note d’élégance introspective. Une plongée dans l’opéra sans voix… mais pas sans émotions.
En adaptant l’histoire de Macbeth dans une de ses partitions les plus audacieuses, Verdi fait naître un cocktail explosif. Une association du génie théâtral de Shakespeare et du drame à l’italienne, sur une musique incandescente.
Le poison de la jalousie, la soif de pouvoir et la tentation meurtrière s’insinuent dans les esprits tourmentés, distillés par des sorcières dont le seul horizon est la chute du royaume d’Écosse. Pour cet opéra vénéneux, Ambre Kahan file une métaphore ô combien parlante, à l’image de son univers puissamment évocateur. La nature y envahit peu à peu l’espace, recouvrant ses droits à mesure que la paranoïa et le remords rongent les protagonistes. La vérité triomphera finalement, quand la lande écossaise et sa forteresse rocailleuse auront retrouvé leur pureté, et les époux Macbeth lavé leur crime dans leur propre sang.
Porté par la voix aérienne de Fredrika Stahl, le jazz-pop suédois prend une ampleur inédite grâce à des arrangements pour orchestre.
Présentée au début de sa carrière comme une « petite sœur » de Lisa Ekdahl, la chanteuse suédoise a pris son envol en explorant son propre univers, à la frontière entre le jazz et la pop. Elle y révèle une voix fascinante au timbre enchanteur, douce et éthérée. Habituée à jouer avec l’univers lyrique, Fredrika Stahl transcende son répertoire en lui offrant ces arrangements inédits pour orchestre. Une rencontre audacieuse entre l’intime et le grandiose pour un concert hors du temps.
Et si la musique savante avait commencé dans les villages ? Ce concert rend hommage à l’âme populaire de l’Europe centrale, de la Hongrie à la Bohème.
Sous les archets d’un orchestre à cordes, trois grands compositeurs révèlent leur amour du folklore. Brahms ouvre le bal avec ses Danses hongroises, véritables bijoux de virtuosité et d’élégance, inspirées de mélodies tziganes croisées à Vienne. Avec Bartók, c’est une autre approche : collectées sur le terrain en Transylvanie, ses Danses roumaines traduisent un travail d’ethnologue autant que de styliste musical. Ici, les rythmes claquent et les modes populaires remplacent l’harmonie classique. Puis, avec Dvořák, la fougue laisse place à la tendresse : sa Sérénade pour cordes, traversée de lyrisme et d’émotion, déploie une écriture où la musique populaire devient poésie. Trois manières de faire chanter les peuples, trois regards sur un demi-siècle de tradition recomposée.
Macbeth – Giuseppe Verdi
Comme tous les ans, l’opéra qui ouvre la saison se partage au plus grand nombre ! Sur un écran géant sur la place de la Cathédrale de Rouen, dans les salles de cinéma et dans tous les foyers normands, les vibrations du Théâtre des Arts se propagent à la région entière.
Cette année, l’Opéra en direct plonge public et téléspectateurs dans le monde trouble et inquiétant des landes écossaises, avec Macbeth de Verdi. Jeux de pouvoir, jalousies et mystérieux enchantements feront chavirer les foules, pour une soirée de grand frisson qui emportera avec elle les derniers feux de l’été. Alors, que vous soyez novice ou passionné, rendez-vous devant votre écran, pour une séance d’opéra… en direct !
Production de la captation Camera Lucida, Opéra Orchestre Normandie Rouen
Avec le soutien de France Télévisions et France 3 Normandie
Une opération en partenariat avec la Région Normandie, France 3 Normandie, NOE cinémas et tous les lieux de diffusion
Crédit Agricole Normandie-Seine est grand mécène d’Opéra en direct pour soutenir la présence de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen sur l’ensemble du territoire.