Quand la virtuosité des cordes rencontre l’éclat des percussions, c’est tout l’esprit du concerto baroque qui s’embrase.

Loin de se limiter aux tambours et aux cymbales, l’art de la percussion révèle ici toute sa finesse à travers le marimba dont le clavier de bois évoque celui du piano. Adélaïde Ferrière est une virtuose de cet instrument, capable de jouer, aux côtés des cordes de l’Ensemble de l’Opéra Normandie Rouen, les concertos les plus agiles du répertoire baroque. À l’époque de Bach et Vivaldi, la musique instrumentale connaît un âge d’or. Les instruments se perfectionnent, les orchestre s’étoffent, et les genres s’affirment, portés par l’émergence du Concerto, forme qui allie l’élan collectif et l’éclat individuel. Les compositeurs italiens, comme Francesco Geminiani, s’emparent de cet art de la conversation (« concertare », en italien) pour offrir à leur public de véritables joutes musicales où orchestre et soliste(s) s’interpellent. Un spectacle jubilatoire où la virtuosité se fait jeu pour le plus grand bonheur du public.

Marimba, arrangements Adélaïde Ferrière

Ensemble de l’Opéra Normandie Rouen