Tannhäuser raconte l’histoire d’un poète aux sentiments changeants. Avec cette fable morale, Wagner quitte un instant les querelles mythologiques pour s’intéresser à l’opposition éternelle entre l’amour charnel et l’amour divin.

L’un vient de Vénus, déesse païenne et licencieuse. L’autre, de la Vierge Marie, comme réincarnée sous les traits d’Élisabeth. Ces deux icônes féminines que tout oppose sont au cœur de la mise en scène de David Bobée qui, comme à son habitude, s’intéresse autant au signifié qu’au signifiant. Et si Tannhäuser frappe par la force de son propos, il marque tout autant par une partition où Wagner y signe des pages inscrites durablement dans notre imaginaire collectif, du fameux Chœur des Pèlerins à sa célèbre Ouverture. Alors, la colonne vertébrale du drame n’est plus le destin tragique du poète Tannhäuser, ni même celui d’Élisabeth, mais la vision binaire des hommes qui l’entourent et que la société impose aux femmes.

Direction musicale Pierre Dumoussaud
Mise en scène, scénographie David Bobée
Scénographie Aurélie Lemaignen
Costumes Axel Aust
Lumières Stéphane Babi-Aubert
Vidéo Wojtek Doroszuk

Tannhäuser Issachah Savage
Vénus Dorottya Láng
Élisabeth Magdalena Hinterdobler
Wolfram Samuel Hasselhorn
Hermann Ain Anger
Walther Jonathan Abernethy
Biterolf Nicolas Legoux
Heinrich Florian Panzieri
Reinmar Tomislav Lavoie
Un jeune berger Théo Imart
Un Pape Thierry Mettetal

Danseuse Xiao Yi Liu

Orchestre de l’Opéra Normandie Rouen
Chœur accentus / Opéra Orchestre Normandie Rouen

Production Opéra Orchestre Normandie Rouen
Production initiale Stadttheater Klagenfurt